Conseils Nom de domaine, hébergement : ce que vous devez posséder vous-même
Votre site peut vous échapper sans que vous le sachiez. Voici les trois choses à avoir à votre nom, et comment le vérifier en cinq minutes.
On entend régulièrement la même histoire. Un pro veut changer de prestataire, ou simplement modifier une page. Et il découvre que son site ne lui appartient pas vraiment : le nom de domaine est au nom de l’agence, personne n’a les identifiants de l’hébergement, et le prestataire ne répond plus.
Ce n’est pas une fatalité. Il suffit de savoir ce qui doit être à votre nom, et de le vérifier une fois. Voici les trois éléments, du plus important au moins urgent.
1. Le nom de domaine : c’est votre adresse, il doit être à vous
Le nom de domaine, c’est l’adresse que vos clients tapent : votre-entreprise.fr. On ne l’achète pas, on le loue à l’année auprès d’un bureau d’enregistrement (OVHcloud, Gandi, Infomaniak et bien d’autres).
Ce qui compte, c’est le titulaire : la personne ou la société inscrite comme propriétaire. C’est elle, et elle seule, qui décide de ce que devient le nom.
Si le titulaire est votre prestataire, vous dépendez de lui pour tout : renouveler, transférer, changer d’hébergeur. S’il disparaît ou si vous vous fâchez, récupérer le nom peut prendre des mois.
Ce que vous devez avoir :
- votre nom ou celui de votre société dans le champ « titulaire » ;
- un compte chez le bureau d’enregistrement, avec votre adresse e-mail et votre mot de passe ;
- le renouvellement automatique activé, avec un moyen de paiement à jour.
Votre prestataire peut très bien gérer le domaine au quotidien. Il lui suffit d’un accès technique, pas de la propriété.
Comment vérifier
Pour un .fr, rendez-vous sur le site de l’Afnic, l’organisme qui gère cette extension, et cherchez votre nom dans l’outil « Whois ». Pour une société, le titulaire s’affiche. Pour un particulier ou un entrepreneur individuel, les coordonnées sont masquées par défaut : dans ce cas, demandez simplement à votre prestataire une capture de la fiche du domaine, ou connectez-vous à votre compte.
Le test le plus simple reste celui-ci : savez-vous vous connecter, seul, à l’endroit où votre nom de domaine est enregistré ? Si la réponse est non, c’est le premier point à régler.
2. L’hébergement : vous devez pouvoir en partir
L’hébergement, c’est le serveur sur lequel sont posés les fichiers de votre site. Contrairement au nom de domaine, il n’a pas besoin d’être « à vous » au sens strict : beaucoup de prestataires hébergent leurs clients sur leur propre infrastructure, et c’est souvent plus simple.
Ce que vous devez garantir, c’est votre liberté de partir :
- une copie complète du site (fichiers et, s’il y en a une, base de données) vous est remise sur demande ;
- des sauvegardes régulières existent, et vous savez qui les fait ;
- le contrat dit ce qui se passe si vous arrêtez : délai, format de restitution, éventuel coût.
Posez la question avant de signer : « Si je pars dans un an, je repars avec quoi ? ». Une réponse claire est bon signe. Une réponse floue aussi, dans l’autre sens.
3. Les contenus et le design : ça se met par écrit
Vos textes et vos photos sont à vous. Pour ce que le prestataire crée (le design, le code, les illustrations, une vidéo), c’est moins automatique qu’on ne le croit.
En droit français, l’auteur d’une création reste titulaire de ses droits tant qu’il ne les a pas cédés par écrit. Payer une facture ne suffit pas, à lui seul, à transférer ces droits : la cession doit être prévue dans le contrat ou les conditions générales, en précisant ce qui est cédé et pour quels usages.
Concrètement, vérifiez que votre devis ou vos conditions de vente contiennent une phrase du type : « Après paiement complet, le client devient propriétaire du site et des éléments créés pour lui, pour tout usage. » Si elle n’y est pas, demandez qu’on l’ajoute. Un prestataire sérieux ne s’y opposera pas.
La liste à cocher
Prenez cinq minutes et répondez par oui ou par non :
- Le nom de domaine est enregistré à mon nom ou à celui de ma société.
- J’ai les identifiants du compte où il est enregistré.
- Le renouvellement est automatique, et l’e-mail de contact est le mien.
- Je sais où mon site est hébergé, et qui fait les sauvegardes.
- Mon contrat prévoit qu’on me remet une copie du site si je pars.
- La propriété du site et des créations m’est cédée par écrit.
Six « oui » : vous êtes tranquille. Un seul « non » : c’est le moment d’en parler à votre prestataire, calmement, avant qu’il y ait un problème.
Et chez Coco Web ?
C’est notre règle de base : le nom de domaine est enregistré à votre nom, avec vos identifiants, et le site vous appartient une fois réglé. Si un jour vous voulez travailler avec quelqu’un d’autre, vous repartez avec tout. C’est écrit dans nos conditions générales, et c’est l’une des raisons de travailler avec nous.
Un doute sur votre situation actuelle ? Écrivez-nous : on regarde avec vous, gratuitement, à qui appartient quoi.